Les San Antonio Spurs symbole d’une dynastie

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Le « Big Three » – tshaonline.org

Les play-offs NBA approchent à grands pas, et même si les Warriors d’un certain Stephen Curry sont logiquement favoris au vu de leurs performances, on sait tous que réaliser le « back to back » est devenu très compliqué. Le titre se conquiert chaque année. La multiplication des équipes et les nouvelles règles du « salary cap », rendent la mise en place d’une dynastie de plus en plus compliqué.

Il ne faut pourtant pas remonter très loin pour connaître le dernier « back to back » réalisé par le Heat de Miami lors des saisons 2011-2012 et 2012-2013. Même si tout le monde se souviendra du trio Wade, James et Bosh celui-ci aura été de courte durée (2010-2014). Car depuis maintenant 15 ans trois superstars décident de tout faire pour jouer ensemble, pour être chaque année un candidat au titre. Les Spurs de Tim Duncan, Tony Parker et Manu Ginobili en sont l’illustration parfaite.

Les Spurs synonyme de continuité…

Depuis leur premier titre obtenu en 1999, forcé de constater que la régularité et la construction sont de rigueur au sein de la franchise texane. Cela commence tout d’abord par le staff technique et son coach emblématique Gregg Popovich qui pour sa 18e saison sur le banc des Spurs, détient le record de longévité parmi les coaches en activité dans les sports US (NBA, NFL, MLB, NHL). Ensuite il faut construire l’équipe autour d’un noyau stable que représentait Tim Duncan et David Robinson en 1999 et maintenant à travers le « Big Three »  TD, TP et « El Manu ». Aujourd’hui encore on observe toujours cette continuité avec l’émergence de Kawhi Leonard associé à la grosse recrue estivale, Lamarcus Aldridge. À San Antonio, le groupe s’est toujours réinventé en faisant émerger des joueurs pas forcément estimés à leur juste valeur lors des différentes drafts. Manu Ginobili fut sélectionné en 28ème position lors du second tour de la draft 99, même position pour notre TP national mais cette fois-ci lors du premier tour de la draft 2001 et dernièrement Kawhi Leonard figurait comme le 15ème choix du premier tour en 2011. Ce dernier sélectionné par les Pacers d’Indiana est dans la foulée transféré dans le Texas en échange notamment de George Hill. Un risque parfaitement assumé par les Spurs, qui ont pour devise de miser sur l’intégration des joueurs dans un collectif, plutôt que de déstabiliser l’osmose et le collectif en place au profit d’un joueur top scoreur par exemple.

Kawhi Leonard à l'écoute des consignes de Greg Popovich - bleacherreport.com
Kawhi Leonard à l’écoute des consignes de Greg Popovich – bleacherreport.com

« Quand rien ne semble aider, je regarde un tailleur de pierre qui frappe une pierre peut-être cent fois sans qu’aucune marque n’apparaisse sur la pierre. Et puis, au 101e coup, elle se fend en deux et je sais que ce n’est pas le dernier coup qui a tout fait, mais tous ceux d’avant ».

Citation affichée dans le vestiaire des San Antonio Spurs

Le collectif avant tout…

« C’est comme ça que le basket devrait être joué », dixit LeBron James admiratif après s’être incliné avec Miami en finale au terme de la saison 2013-2014. Dernier et cinquième trophée Larry O’Brien conquis par les Spurs. Les hommes de Greg Popovich ont un jeu principalement axé sur les déplacements dans le jeu sans ballon, une façon de dérouler un basket telle une partition sans fausse note. Les égos sont mis de côté au profit de la réussite collective. Le capitaine français Boris Diaw en est le parfait exemple. Longtemps désiré par le coach et le GM texan R.C. Buford, « le couteau suisse » tricolore qui était par le passé souvent mal utilisé depuis son départ de Phoenix, a trouvé le parfait terrain d’expression pour son jeu polyvalent et tourné sans cesse vers l’efficacité collective. Tous les joueurs donnent l’impression qu’ils peuvent pratiquement se trouver les yeux fermés. Les San Antonio Spurs ne sont peut-être pas la meilleure équipe de l’histoire en terme d’addition de talents. Mais si on parle de basket purement collectif, c’est surement ce qu’il se fait de mieux Outre-Atlantique.

Les Spurs lors du dernier titre en 2014 - insidebasket.com
Les Spurs lors du dernier titre en 2014 – insidebasket.com

Les Spurs c’est cinq titres sur les six finales disputées en quinze ans. En 38 ans d’histoire NBA, les Spurs n’ont jamais loupé les playoffs plus de deux saisons d’affilée. Depuis l’ère du duo Popovich-Duncan, les Spurs n’ont jamais loupé les playoffs, soit 17 saisons de suite série en cours. Cette saison les Warriors ont l’air de prendre un léger avantage, mais seuls les playoffs feront office de révélateur. Pour deux équipes qui devraient se rencontrer en finale de conférence.

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