La NBA : Un gigantesque business encadré.

Crédit photo : otherleague.com
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Ce n’est un secret pour personne la NBA est un énorme business et ce depuis de nombreuses années. Mais forcé de constater que si les sommes que l’on peut voir passer sont très souvent astronomiques, cet énorme marché financier est régi par de multiples règles qui ont pour but d’encadrer les joueurs et leur franchise.

Ces règles sont susceptibles d’évoluer lors d’échanges entre le syndicat des joueurs dont le président n’est autre que Chris Paul et la NBA ainsi que les propriétaires des franchises.

À l’heure actuelle il existe en NBA une sorte de « convention collective » nommée CBA (Collective Bargaining Agreement) qui est en vigueur depuis la fin 2011 et jusqu’à l’été 2017. Cette convention impose des principes très précis qui encadrent tout ce qui touche au côté business de la grande ligue (contrats, Salary Cap, Luxury Tax…).

Deux principales règles : Le Salary Cap et  la Luxury Tax

En NBA chaque franchise est limitée en terme de montant total de salaires. Pour chaque franchise, le montant total des salaires versés aux joueurs en une saison est limité. Pour exemple lors de la saison 2014/2015, le « Salary Cap » était de 63 millions de dollars. Lors de ce dernier exercice (2015-2016) il serait estimé selon nos sources aux alentours de 70 millions de dollars.

Chaque franchise a donc le droit de signer tous les joueurs qu’elle souhaite, sachant qu’il ne faut pas dépasser 15 joueurs sous contrat. Et il ne faut bien entendu pas dépasser pas le plafond salarial, celui-ci est fixé en fonction des différents revenus de la NBA, il est donc amené à évoluer chaque année. Ce plafond salarial ne cesse d’ailleurs d’évoluer dans le sens positif, et comme on le constate en Europe pour le football cela va de paire avec les énormes sommes laissées pour les droits de diffusion.

Il existe tout de même certaines exceptions qui permettent aux franchises de signer des joueurs tout en dépassant ce fameux « Salary Cap« . La NBA offre l’autorise certes, mais en échange la ligue incombe la franchise d’une taxe.

On en vient donc à la Luxury Tax. Comme le Salary Cap, elle est fonction des revenus de la NBA et son seuil est recalculé au début de chaque saison. Sur l’exercice 2014/2015, il était aux environs des 84 millions de dollars pour cette 2015/2016. Toutes les équipes dont le montant des salaires dépasserait le seuil de la « Luxury Tax », se doivent de payer un impôt à la NBA.

Par exemple, les Brooklyn Nets qui avaient la plus importante masse salariale de la ligue à hauteur de 93 millions de dollars pour 2014/2015, ont dû s’acquitter de 32,25 millions en Luxury Tax ! Ce système permet, aux « grosses » franchises comme New York, Los Angeles ou encore Miami , de dépasser allègrement ces plafonds moyennant un gros chèque ce que les plus petits marchés ne peuvent se permettre. Ces petits marchés ont donc obtenu, lors du dernier Lock-Out une Luxury tax beaucoup plus onéreuse mais certains propriétaires continuent carrément de militer pour un « Hard cap », un plafond qui serait infranchissable par opposition au plafond en vigueur aujourd’hui qu’ils qualifient de « soft cap ».

Les contrats

Il existe deux grandes catégories de contrats :

Le contrat « rookie » et le contrat « vétéran ». La durée maximum de ces contrats est de 5 ans avec un principe d’augmentation annuelle, voire de diminution annuelle.

  • Contrat Rookie :

Durée : 4 ans maximum peut parfois être allongée d’une année selon certaines options.

La rémunération : est fonction de classement des Rookies à leur draft. Les différences sont assez conséquentes puisqu’un numéro un de draft gagne environ 5 fois plus que le 30ème. Ensuite, ces salaires augmentent de 4,5% par an pendant les trois premières saisons.

  • Contrat Vétérans :

Ce contrat est obtenu après avoir passé le stade de Rookie. Les montants minimum et maximum des rémunérations dans ces contrats évoluent en fonction du nombre d’années que le joueur a passé dans la ligue.

La rémunération : Elle est de minimum 473 000 dollars par an pour un joueur effectuant sa première année dans la ligue et peut aller jusqu’à 1,35 millions l’année à partir de 10 ans d’ancienneté. En 2015/2016, le salaire maximum était de 15,9 millions (la première année) pour un joueur qui est entre sa première et sa sixième année en NBA, d’environ 19 millions (la première année) pour un joueur qui est entre sa 7ème et sa 9ème année et d’environ 22 millions à partir de la 10ème année d’ancienneté dans la ligue. Ces montants ne sont qu’indicatifs car les franchises disposent d’une marge concernant ces salaires. En effet une franchise peut offrir jusqu’à 105% du montant de la dernière année du contrat précédent.

Toujours dans un souci d’égalité et de la fidélité à la franchise avec laquelle le joueur a un contrat, la NBA a mis en place quelques règles avantageant la franchise qui possède le contrat d’un joueur au moment des négociations de renouvellement ou si le contrat du joueur arrive à sa fin. La hausse annuelle maximale est donc de 7,5%. Mais en cas de changement de franchise en fin de contrat, cette hausse ne peut être au maximum que de 4,5% par an et le contrat ne pourra pas excéder 4 ans. Cela peut inciter fortement un joueur pouvant prétendre au salaire maximum à signer dans son équipe de départ quand il se retrouve agent libre.