La Draft NBA pour les nul(le)s !

Brad Penner/USA Today Sports, via Reuters
Brad Penner/USA Today Sports, via Reuters

Chaque année au mois de juin, se déroule la fameuse draft NBA. Un véritable événement pour tous les amoureux et fans de NBA, mais souvent moins connu du grand public. Loin d’être seulement synonyme de basket aux Etats-Unis, car il existe le même système de draft en NFL (football américain), NHL, MLB et en MLS.

La draft, c’est quoi ?

Il est important de rappeler tout d’abord que La NBA est une ligue fermée. Le nombre d’équipes est figé à pour l’instant à 30. Toutes les créations d’équipes que l’on a pu voir font suite à la disparation d’autres d’entre elles. Partant de ce principe il n’y a donc pas de relégation ou de montée. La draft est d’ailleurs censée récompenser les équipes les plus faibles de la saison écoulée. Plus une équipe est dans les profondeurs du classement à l’issue de sa saison, plus elle a de chances d’avoir les meilleurs joueurs inscrits à la draft. C’est une sorte de « classement inversé ». À noter que chaque équipe a deux choix, l’un au premier tour, puis un autre lors du second tour.

Après le nombre de choix peut varier, car lors des transferts entre les équipes, on assiste souvent à l’intégration de tours de draft supplémentaires lors de ces échanges.

Un excellent « happening »

Le but premier est de rendre la saison suivant la plus attractive possible, n’oubliez pas on est aux Etats-Unis ! Par contre ce système visant à « récompenser » les franchises les moins performantes, pourrait tenter des équipes de tricher en gros faire exprès de planter sa saison afin d’avoir plus de chances de sélectionner une star en devenir. C’est ce que l’on appel « Tanker ». Pour éviter ces dérives la loterie a fait son apparition. Les 14 équipes n’ayant pas participé aux play-offs possèdent les 14 premiers choix. Dans quel ordre, c’est le hasard et les probabilités qui le déterminent.

Qui sont les joueurs qui peuvent prétendent à être drafter ?

La majorité des joueurs qui intègrent la draft, sont des joueurs américains sortant des université américaines les plus célèbres (UCLA, North Carolina, Duke, Syracuse…), au total ils sont 60. Parmi ces 60 joueurs sélectionnés (où les européens sont de plus en plus représentés) au premier puis au second tour, ceux du premier tour son certains d’obtenir un contrat garanti au sein du franchise tandis que ceux draftés au deuxième tour ils devront encore faire leurs preuves. Et parfois ils sont même encore « prêtés » dans des clubs européens.

Tony Parker lors de sa sélection par les Spurs à la Draft 2001 (28ème position) Joe Boozell - NBA.com
Tony Parker lors de sa sélection par les Spurs à la Draft 2001 (28ème position). Joe Boozell – NBA.com

Peut-on jouer en NBA sans être drafté ?

La draft est la porte d’entrée la plus facile pour intégrer la grande ligue, mais ce n’est pas la seule. Souvent les joueurs non draftés ont une seconde chance via la Summer League (ligue d’été où toutes les franchises se rencontrent lors de matchs amicaux) pour que les joueurs puissent tenter de convaincre et signer avec une franchise.

Plusieurs d’entre eux ont démontré par le passé que la draft n’était pas indispensable pour réaliser une belle carrière, comme l’Etatsunien Udonis Haslem, qui venait tout droit de ProA (Chalons-sur-Saône), arrivé non drafté à Miami en 2002 et par la suite triple champion NBA avec le Heat . Idem pour la légende des Knicks John Starks et on en oublie encore !