Fabien « TooLate » : « l’impact qu’ont les icônes du basket dans la mode est significatif »

Après notre rencontre avec Kevin Idoménée fondateur de la marque BenKlark, nous sommes partis découvrir le parcours de son collaborateur Fabien. Des studios d’Universal Music Outre-Atlantique, en passant par sa propre agence de communication FL360, le passionné de musique et de DJing plus connu sous le nom de « TooLate » nous raconte les circonstances de sa rencontre avec la marque textile et ses perspectives d’évolution pour celle-ci.

Peux-tu en quelques mots te présenter ?

Je m’appelle Fabien je suis plus connu ici sous le nom de « Toolate » en tant que D.J. – Producteur. Après avoir fait mes classes à Nantes je suis parti aux États-Unis à New-York dans une galerie d’art du quartier de Soho puis je suis entré au sein d’Universal Music. Là-bas j’ai pu travailler avec des artistes comme Akon, Lil Wayne, Swizz Beatz et plein d’autres. Une expérience de malade sans nul doute la meilleure de toute ma vie à ce jour, c’est mon « american dream » ! Donc deux ans aux US, un an à Londres et c’est durant ces trois années que j’ai pu vraiment toucher à toute l’industrie du disque. À l’époque quand j’ai fais tout ça, je n’affichais pas trop ma vie professionnelle sur les réseaux sociaux en France donc il y a pas eu autant de portée que si j’avais réalisé ça aujourd’hui.

Qu’est ce qui explique ton association avec Kevin au sein de BenKlark ?

A mon retour en France j’ai repris l’organisation de mes propres événements en lieux privés et ça a cartonné ! Du coup les patrons de boîtes de nuit ont commencé à me démarcher. Par la suite c’est en soirée sur Nantes à « L’Éléphant Club » que j’ai eu l’occasion de côtoyer Kévin (Idoménée) pour la première fois du temps où il jouait pour l’Hermine de Nantes. On a direct accroché, il m’a parlé de son projet et m’a proposé une collaboration sur le thème de mes événements « French Flair », moi étant dans la com’ je lui ai donné mon point de vue et voilà. Durant deux ans j’ai suivi à distance le projet et j’intervenais à sa demande, par la suite on a décidé d’intensifier notre association pour mettre à profit le potentiel du projet alors qu’on constatait quelques disfonctionnements dans la mise en œuvre et la promotion de la marque. Kévin c’est un créateur et moi ça me parle donc je pouvais lui apporter ce côté terrain entrepreneur, avec des idées créatives et amener mes compétences en commerce et marketing. Car à côté j’ai aussi ma propre structure FL360, qui est une agence de communication et d’événementiel. Donc c’est vraiment une bonne association. 

Ta vision sur ton rôle au sein « BenKlark » ?

Kevin est le fondateur, pour parler en langage basketballistique, il est et restera le meneur à moins que les circonstances le demandent ou que ce soit une volonté de sa part. Mais on est avant tout un collectif avec des intervenants et collaborateurs « Teamwork makes the dream work » On utilise souvent le terme équipe ou maison BENKLARK. On échange beaucoup sur tous les sujets, on conceptualise aussi beaucoup, nous sommes de nature perfectionniste, ce qui nous rend la tache compliquée parfois ! Je m’implique à tout niveau, du choix des matières de nos chemises à l’organisation de nos Pop-Up Store éphémères. Ma vision et mes gênes font maintenant parties intégrantes de l’ADN du projet.

Quel est pour toi le rapport entre ton univers la musique et le basket ?

Tout ça fait parti d’un lifestyle. Les sportifs écoutent la musique des artistes et les artistes regardent les performances des sportifs. Certains rêvent même d’échanger leur carrière ! La majeure partie du temps ce petit monde s’apprécie et se côtoie. La participation de Drake avec les Raptors en est un bon exemple. Pendant longtemps le basket était très lié à la culture Hip-Hop avec notamment ses propres codes vestimentaires un peu en marge. Par le passé tu avais le style « Allen Iverson » ample avec les baggys, sneakers… et maintenant tu as des gars comme Russell Westbrook au look ajusté, qui est invité à la FASHION WEEK de Paris et qui fait la couverture de G.Q. ! Donc au même titre que des Pop stars, rappeurs ou DJ’s influents, l’impact qu’ont les icones du basket dans la mode est significatif, tout comme l’ampleur du phénomène mode dans le basket est très important. D’ailleurs les gens du milieu ne s’y trompent pas il y a vraiment un marché de niche à développer.

Comment envisages-tu ton évolution au sein de la marque ?

Je vis à Paris et suis officiellement au sein de BenKlark depuis fin 2014. Je voyage dès que j’en ai l’occasion, je m’intéresse à la diversité des cultures et des peuples. À titre personnel, je souhaiterais vivre entre L’Europe et les Etats-Unis et pourquoi pas promouvoir la marque là bas car c’est ma deuxième maison ! Je pense que nous avons certains atouts pour exporter la marque à l’étranger et faire valoir les valeurs modernes et intemporelles du style Français dans la mode. Mais pour le moment le plus important pour nous est de rester bien concentré sur nos objectifs ici en France car nous n’en sommes qu’au début de l’aventure.